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Publié par Christophe TROLÈS

Un petit mot en cette mi-octobre. Les soldes d'automne mellifère sont terminés. Le temps a fait son oeuvre et les fleurs de lierre ont fini par abdiquer. Nous en avons bien profité pour remplir les cellules de miel mais aussi de pollen.  Et oui, le sucre ne suffit pas pour rester en forme, il faut aussi penser aux protéines amenées par ces microscopiques graines miraculeuses. En effet, ce pollen stocké permet aux jeunes abeilles de septembre de se développer dans de bonnes conditions, de s'engraisser et donc d'éviter les carences. Mais il servira aussi aux jeunes larves de février qui sont importantes pour stabiliser la population de fin d'hiver.

Mais alors, me direz-vous (car je sais que mes lecteurs sont particulièrement curieux et éveillés), comment un aliment récolté en septembre peut il être consommé en février alors que notre ruche est dépourvue de congélateur? Concernant le miel, tout le monde sait maintenant qu'il peut être conservé plusieurs années si son taux d'humidité est inférieur à 18% mais qu'en est-il du pollen ?

Ben nous, les Apis mellifera, on n'a pas de pétrole (et ça tombe bien!) mais on a des idées. Ce fameux pollen que nous sommes allés récolter au péril de notre vie, sur les plateformes "pétalières" et bien nous allons le transformer en le mélangeant avec du miel et en laissant toujours une fine couche de miel en surface qui asphyxiera les mauvaises bactéries avec l'aide de l'acide lactique. Je simplifie un peu car si je devais expliquer tout le processus certains diraient que je me "la pète" un peu. Bref, ce pollen transformé appelé aussi "pain d'abeille" va nous permettre de conserver toutes ses propriétés nutritionnelles et même de le rendre plus riche que du pollen frais. Juste histoire de vous épater, notre pain d'abeille s'il est entreposé dans un coin sec et frais peut être conservé jusqu'à 17 ans. 

De haut en bas, la transformation du pollen frais par mes petites sœurs.

Billet d'une abeille d'octobre
Billet d'une abeille d'octobre
Billet d'une abeille d'octobre

Ceci étant dit, maintenant que les fleurs se font de plus en plus rares, nous avons un surplus de travail de surveillance. En effet, certaines téméraires cherchent à nous chiper quelques grammes de nectar. Il y a du coup moult bagarres à l'entrée des ruches et inutile de vous dire que ça n'est pas la meilleure période pour venir nous faire un petit coucou sans protection. A moins que vous soyez de fervents adeptes de l'apithérapie 100% naturelle.

 

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Le bipède de Champs 26/10/2019 22:16

curieux, éveillé et moins bête maintenant !
Merci