Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
hobbies

Publié par Christophe TROLÈS

Dernières finitions pour partir serein durant les vacances.

Tout d'abord, la récolte faite, il faut déjà commencer à préparer l'hivernage.

 

Traitement contre le varroa

Plus tôt ce sera fait et moins ce parasite aura le temps de se développer.

On positionne les lanières dans le tiers avant de la ruche proche du couvain.

Peaufinages d'été

Gestion des hausses

Il faut éviter de laisser les hausses trop longtemps dans la miellerie car la fausse teigne s'infiltre partout et se développe très vite à cette époque de l'année. Le risque est encore plus marqué si l'on place ces hausses dans un lieu confiné. Une miellerie bien chaude avec des hausses les une sur les autres sans aération et en partie chargée de pollen est un véritable paradis pour cette petite bête friande de poussière de fleurs..

Ici une larve attirée par le pollen.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Elle se déplace à travers les cadres puis construit son cocon pour se transformer en petit papillon qui pondra à nouveau...

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Alors comment éviter un véritable carnage dans les hausses.

Tout d'abord retirer les hausses ayant trop de pollen. Concernant celles ayant quelques cellules de pollen, j'ai pris le temps de les gratter pour éviter d'attirer le glouton du rucher.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Mais cela ne suffit pas toujours pour éviter les problèmes. Il faut aussi aérer un maximum les hausses afin de créer un courant d'air qui évitera le développement de l'asticot préféré des pêcheurs.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Grillage par en dessous pour éviter les souris et pour aérer. Et une grille 

à reine au dessus pour les mêmes raisons.

Mais pour entreposer les hausses encore faut-il qu'elles aient été nettoyées par les abeilles auparavant. La méthode la plus douce m'a posé problème l'année dernière car j'ai dû faire deux fois le même travail (voir ici). J'ai donc opté pour la méthode la plus radicale cette année.

Elle n'est possible et intéressante que si l'on a un grand nombre de hausses et surtout si l'on a un emplacement disponible loin de toute habitation car cela rend les abeilles particulièrement agressives durant une bonne journée.

Le principe est de disposer les hausses les unes sur les autres en laissant accès aux abeilles et autres bestioles aimant le miel.

Peaufinages d'été

Avec le son c'est assez impressionnant.

Il est préférable de réduire les entrées de toutes les ruches car cette méthode déclenche des pillages dans tout le rucher. Les gardiennes ont ainsi moins de travail et peuvent donc plus facilement défendre leur colonie.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Vérifier les réserves de nourriture des colonies :

Contrairement à ce que l'on pense souvent, le mois d'août est très pauvre en nourriture pour les abeilles. Si certaines colonies ont profité des jours d'opulence pour remplir le corps de ruche d'autres ont parfois tendance à remplir les hausses sans pour autant trop garnir le corps. 

Pour ces dernières, la récolte de l'apiculteur peut être problématique. Il est donc conseillé de compléter en nourrissant avec du sirop de sucre. 

Ici, une ruche qui a su stocker ce qu'il fallait.

Un des cadres remplis de miel.

 

Peaufinages d'été

Pour les jeunes essaims artificiels, il est quasi obligatoire de les nourrir si l'on veut que la reine ne cesse pas trop sa ponte car le population doit être suffisante pour passer l'hiver. Deux kilos suffisent dans un premier temps pour pousser la reine à pondre en simulant une miellée et un peu plus, 10 jours après, pour patienter jusqu'à la miellée de lierre fin août.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Le lendemain, tout est déjà bien sec. Quand dans un même temps, les zazas ramènent encore du pollen, c'est plutôt bon signe...

Peaufinages d'été

Les stocks sont encore élevés après la distribution du sirop car la majorité des ruches sont bien lourdes pour l'instant. Et ce d'autant plus que j'ai cherché à rééquilibrer les réserves de miel en soutirant des gros cadres aux plus riches pour en donner aux plus pauvres. Encore un peu et je vais me prendre pour Robin des Bois...

 

Peaufinages d'été

Du coup, j'en profite pour passer un grand nombre de mes colonies sur 8 cadres au lieu de 10 possibles car j'estime que l'hivernage se fait mieux sur un volume plus réduit. C'est d'autant plus facile qu'un grand nombre d'entre elles avait déjà été ponctionnées pour faire les essaims d'élevage.

Parfois, ça s'entasse encore un peu durant quelques jours dans l'espace libéré mais la population baissant assez rapidement à cette époque, tout le monde sera bientôt dans les inter-cadres.

Peaufinages d'été

Je pense que c'est mieux de resserrer dès maintenant car les colonies se préparant déjà à l'hivernage, cela évite de trop toucher aux cadres en septembre au moment ou elles ramènent le miel de lierre et organisent leur stockage.

 

 

Pendant ce temps là...

Quelques jours de rando entre la Haute Loire et la Lozère m'ont permis d'observer les pollinisateurs tout au long de la journée.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Oups!!! Pardon... Celle-ci n'est pas vraiment pollinisatrice mais elle est tout de même trop mignonne.

 

J'ai même assisté à une miellée de sapin. Pas de fleurs mais plein de petites gouttes de miellat sur les épines de cette armée de conifères géants.

Peaufinages d'été
Peaufinages d'été

Commenter cet article

Serge 11/08/2015 08:43

Sur la fleur de chardon, quel est le nom de cet insecte qui ressemble à un oiseau mouche ?
Par ailleurs, je suis surpris qu'un écolo comme vous, traite aux bandelettes d'amitraze ..... facilité ou conviction ? Malgré cette petite divergence sur les traitements, je suis un inconditionnel de votre blog. Merci.

Christophe 11/08/2015 10:43

Bonjour,
C'est un papillon moro-sphinx (colibri).
Pour les bandelettes, j'ai fait une formation d'agent sanitaire qui ma conforté dans ma façon de faire. Il y a probablement possibilité de faire mieux mais mes colonies se portent très bien (sauf cas particuliers) et le varroa n'est aujourd'hui pas un souci majeur pour moi. J'essaierai probablement d'évoluer dans mes comportements quand j'aurais un petit peu plus d'expérience car aujourd'hui j'ai souvent la tête dans le guidon. Il faut savoir que je change au minimum 3 cadres de corps par an dans mes corps de ruche ce qui limite les accumulation de l'amitraze.