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hobbies

Publié par Christophe TROLÈS

Après un été indien particulièrement marqué, il faut peaufiner les derniers préparatifs pour l'hivernage. Alors que les arbres s'habillent de leurs couleurs automnales les animaux sauvages changent imperceptiblement de comportement. Les marmottes sont bien grasses pour commencer leur hibernation et les abeilles d'hiver naissent elles aussi avec un corps adipeux adapté à la saison froide même si contrairement à leurs copines à longues dents elle n'hiberneront pas mais hiverneront.(voir ici)

 

A gauche le corps adipeux d'une abeille d'hiver et à droite celui d'une abeille d'été

A gauche le corps adipeux d'une abeille d'hiver et à droite celui d'une abeille d'été

Et durant ce temps, que se passe-t-il au rucher?

Tout d'abord, la bonne nouvelle vient des essaims déplacés dont les reines se sont remisent à pondre (sauf une). Le nourrissement de stimulation et le déplacement des colonies ont à priori été efficaces. La taille des pelotes de pollen ne font que confirmer la présence de jeunes larves.

"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"

Lors du nourrissement stimulatif, le travail à la chaîne permet de gagner du temps. Le but étant d'ouvrir plusieurs nourrisseurs en même temps et de les enfumer afin de faire partir les quelques vagabondes qui traînent à l’intérieur et ainsi éviter des noyades intempestives.

"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"
Elles ne mettent vraiment pas longtemps avant de venir se régaler

Elles ne mettent vraiment pas longtemps avant de venir se régaler

Les cadres de couvains sont évidemment bien moins nombreux et denses qu'au printemps. Le but étant pour la colonie de maintenir une population juste suffisante pour passer l'hiver avec les réserves à disposition. Si la population était trop forte, les réserves viendraient à manquer et tout le monde en pâtirait...

Du couvain et une reine (entourée de sa cour) qui sait adapter sa ponte
Du couvain et une reine (entourée de sa cour) qui sait adapter sa ponte

Du couvain et une reine (entourée de sa cour) qui sait adapter sa ponte

Ici un cadre de miel (en haut à gauche) et de pain d'abeille au centre. Le pain d'abeille n'est pas un bon pain de campagne enrichi de petites abeilles... Il est composé de pollen qui a subit une fermentation lactique. Cela lui permet d'avoir une qualité nutritionnelle supérieure au pollen frais. Plus il y a de couleurs et donc de variété de pollen, plus il sera intéressant pour la colonie.

"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"

Les ouvrières travaillent le pollen et le placent dans les alvéoles.

"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"
"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"

Mais la reine n'est pas la seule à modifier ses habitudes estivales. La propolis se fait de plus en plus abondante dans les ruches et certaines colonies en fabriquent des quantités impressionnantes. Cette substance permet aux abeilles de calfeutrer leur habitacle tout en l'aseptisant grâce aux principes actifs de celle-ci.

grosse production de propolis

grosse production de propolis

Au feu!!!

Au feu!!!

Malheureusement, la propolis ne peut rien contre le varroa. L'Apis mellifera mellifera de nos campagnes ne sait pas encore le combattre contrairement à ses cousines asiatiques les Apis cerana. Nous devons donc les aider en plaçant des acaricides dans le corps de ruche durant quelques semaines après la récolte du miel.

bandelettes d'apistan posé près du couvain

bandelettes d'apistan posé près du couvain

A gauche 2 varroas recto/verso et à droite une abeille placée à côtéA gauche 2 varroas recto/verso et à droite une abeille placée à côté

A gauche 2 varroas recto/verso et à droite une abeille placée à côté

Quand au frelon européen, il ne gène pas réellement nos avettes même si elles ne font pas pour autant copain copain  avec lui.

La gardienne semble tout de même sur ses gardes

La gardienne semble tout de même sur ses gardes

Le frelon asiatique qui est capable de décimer une colonie d'abeilles a été aperçu en Seine et Marne. On savait que ça arriverait et c'est vraiment une mauvaise nouvelle (une de plus) pour l'apiculture.

"Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été"

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